Polytech Montpellier Université de Montpellier

Journée portes ouvertes : la fréquentation ne faiblit pas

Samedi 29 février, les familles désireuses d’en savoir plus sur nos formations d’ingénieur ont bravé l'humidité pour venir jusqu’à nous. La journée portes ouvertes a une fois encore fait le plein en attirant près de 2 000 visiteurs tout au long de la journée.

Les conférences dédiées au Parcours PeiP attirent toujours autant de monde. "Les futurs élèves, qui sont pour la plupart accompagnés de leurs parents, sont des personnes déjà sensibilisées aux questions de réforme du bac et de Parcoursup et posent des questions pertinentes, confirme Yann Monerie, co-responsable des PeiP. Ils se renseignent de plus en plus tôt car la moitié d’entre eux ne sont qu’en Première."

Cette année, ces réunions d’information étaient rediffusées en live dans l’amphi 002 afin de désengorger l’amphi Peytavin. Une captation vidéo de l'une d'elles sera bientôt disponible sur le site web de l’école.

Les étudiants issus du parcours préparatoire ont reçu les familles en salle SR121 pour témoigner de leur expérience. Une maman assure : "On voit que vos étudiants sont volontaires pour participer à cette manifestation, ils sont très motivés et enthousiastes pour parler de leur école !"

Les visiteurs se sont aussi attardés sur les stands des spécialités où les étudiants proposaient de nombreuses animations : dégustations de pommes et de bière artisanale, bar à eaux, démonstrations de projets étudiants…

Les visites du parc informatique ont intéressé de nombreuses personnes et se sont enchainées toute la journée. Le BDE s’est également mobilisé avec un show des pompom girls & boys et des deux groupes de Musitech, qui ont bien animé les abords du bâtiment.

Plus de 150 personnes, étudiants, enseignants et personnels administratifs, étaient mobilisés pour faire de cet événement une belle réussite collective. Un grand merci à toutes et tous pour ce succès !

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Jean-Marc Jancovici fait salle comble

Lundi 24 février, environ 600 personnes se sont mobilisées pour venir écouter Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, fondateur du Bilan carbone et membre du Haut Conseil pour l’Action Climatique (HCAC), qui a répondu à l'invitation du président du Bureau des élèves en donnant une conférence dans l’amphi Dumontet de l'Université. Un événement dans la droite ligne de la démarche DDRS du club Polyearth du BDE et de l’école.

Avec son charisme et son franc-parler, Jean-Marc Jancovici a offert une mise en perspective globale, économique, écologique et sociale, des enjeux énergétiques et climatiques actuels.

Lors de cette présentation dense et rythmée, il a souligné que l’écueil principal était de ne pas avoir de vision à long terme, étant donné que pour ressentir le bénéfice d’une action il faudrait avoir le recul de plusieurs dizaines d’années. Un immobilisme auquel participe, selon l’orateur, le temps politique.

Le public, composé d’une grande majorité d’étudiants, a ensuite pu échanger avec Jean-Marc Jancovici, notamment sur le temps nécessaire à se former pour acquérir cette sensibilité climatique et mesurer l’interdépendance économie/écologie.

"Pour acquérir un "vernis", c’est-à-dire une sensibilisation de base, il faut compter 25 à 50 heures de formation pour un étudiant, a évalué Jean-Marc Jancovici. Mais il faut également penser à former les formateurs à ces enjeux ! Et pour commencer à trouver des solutions concrètes, compter environ 150 heures…"

Polytech Montpellier n'en est pas encore là, mais l'école a entamé une réflexion pour intégrer ces problématiques de façon transversale dans ses formations d’ingénieurs.

Enfin, la mobilisation du Bureau des élèves et de son club Polyearth autour de cet événement traduit d'ores et déjà l’engagement des étudiants de Polytech Montpellier sur les enjeux climatiques et sociétaux.

La conférence de Jean-Marc Jancovici sera prochainement disponible en replay sur le site de l'école.

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Voir la conférence en vidéo (Youtube - 1h43)

Ecouter l'interview de J.-M. Jancovici (Youtube - 7'25'')

Projet étudiant : L'enfant qui parle avec ses yeux

 

Anissa Lamhaouar et Inès Missoum-Benziane, étudiantes en Informatique et gestion, finalisent un PFE* qui vise à l’implantation d’un suivi oculaire pour les enfants porteurs d'un lourd handicap moteur. Derrière ce projet, la fondation Human Lab qui œuvre main dans la main avec l’Institut Saint-Pierre à Palavas-les-Flots.

Charlotte, 6 ans, ne peut bouger que ses yeux. C’est son orthophoniste qui a assuré le suivi du projet avec les deux élèves-ingénieures. Celles-ci expliquent :

"L’objectif principal était de rétablir la communication avec la famille en permettant à la petite fille d’exprimer ses besoins grâce à son regard : dire oui/non, dire où elle a mal, si elle a soif/faim… Nous avons donc développé une application en utilisant un capteur Tobii Eye Tracker. Celui-ci capte le regard, bouge si la position des yeux change et déclenche l’animation lorsque le regard se fixe sur une image."

Une solution peu onéreuse pour la famille, par rapport aux dispositifs déjà existants. "Ce qui a prévalu dans le choix de ce projet, c’est la dimension humaine."

En suivant les consignes de la spécialiste et les indications des parents de Charlotte − ce qu'elle aime, ce qui la fait rire…−, l’application s’est basée sur des animations ludiques pour susciter l’intérêt de la petite fille.

Les élèves racontent leur première rencontre avec la petite patiente : "Pour tester le dispositif, nous avions préparé plusieurs exercices avec des animaux et elle pouvait déclencher le bruit du canard/chat/chien ou encore le bruit de la moto/de l’avion en fixant l’objet…"

L’outil est entièrement paramétrable par les parents qui peuvent personnaliser les activités en ajoutant des photos de la famille. Des améliorations de l’interface sont envisagées et à terme, les élèves souhaiteraient que Charlotte puisse naviguer seule, lui permettant ainsi de constituer des phrases.

"C’est une énorme responsabilité de savoir à quel point les parents attendent des résultats concrets. Nous avons eu envie de nous donner à fond pour dépasser le cahier des charges initial du projet, précisent-elles. C’est un projet qui nous tient à coeur et qui nécessite une implication émotionnelle forte. On n’a pas envie de décevoir !"

*PFE : Projet de Fin d'Etudes

Projet étudiant : il crée un herbier numérique

Baptiste Girard, étudiant en 5e année en Sciences et technologies de l'eau (STE), a travaillé sur un projet d’herbier numérique destiné à cartographier la ripisylve et recenser les espèces végétales invasives de la Lergue.

Dans la continuité du diagnostic effectué chaque année en 4e année, la communauté de communes du Lodévois Larzac a proposé en PFE* la réalisation d’une plateforme numérique qui cartographie la flore de la ripisylve, constituée des végétaux de bords de rivière (herbes, arbustes, ou arbres), véritable bouclier naturel qui filtre les pesticides.

Jusqu’alors, Béatrice Bec, enseignante en STE et tutrice pédagogique du projet, travaillait sur des herbiers physiques conservés à Marbec : "Les données étaient peu fiables et leur traitement très chronophage, explique Baptiste Girard. L’idée de départ était de normer les photos en utilisant des végétaux frais et une grille métrique pour avoir une idée de l’échelle, en intégrant des données GPS, en précisant si c’est une espèce invasive… C’est un gain de temps énorme et la méthode de classification est plus rigoureuse."

Il existe plusieurs espèces invasives en France, dont la Renouée du Japon, qui tue la biodiversité et entre en concurrence avec les espèces endémiques. Ce dispositif est donc susceptible d’intéresser les collectivités territoriales, les syndicats de l’eau, les botanistes, les Établissements publics territoriaux de bassins (EPTB)...

"Ce logiciel pourrait évoluer en une application mobile, accessible à tous, aux riverains qui contribueraient à alimenter la base de données, ou encore à des personnes qui feraient des interventions pédagogiques dans les classes, imagine Baptiste Girard. Un projet transversal en lien avec un projet de fin d'études en Informatique et gestion serait un bel aboutissement. Pour commencer, le logiciel trouvera une utilité très prochaine avec le diagnostic STE en mai 2020."

D’ici là, Baptiste Girard aura entamé un stage de fin d’études pour approfondir son projet : "Les compétences dans le domaine de l’eau se professionnalisent et les techniciens ont de plus en plus souvent une formation environnementale. Travailler dans ce domaine est passionnant car il faut trouver le bon équilibre entre les enjeux écologiques et socio-économiques. Et quand on est passionné, on n’a pas assez d’une vie pour tout faire !", conclue-t-il.

*PFE : Projet de Fin d'Etudes

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