Polytech Montpellier Université de Montpellier

Vents porteurs pour Nathan, futur ingénieur et kitesurfeur Big Air

En première année de PeiP à Polytech Montpellier, et il a déjà le vent en poupe : Nathan Texier mène un double projet ambitieux entre études d’ingénieur et sport de haut niveau. Spécialiste de kitesurf Big Air, discipline qui consiste à réaliser les sauts les plus spectaculaires possibles, il ne compte pas ses heures pour concilier passion, rigueur et études.

Nathan a suivi sa terminale à Hyères, tout en étant intégré au Pôle Espoir. Son choix pour Polytech Montpellier s’est rapidement imposé. Un choix géographique assumé : "C’est l’école du réseau Polytech la plus proche de la mer, et qui donne accès facilement à plusieurs spots, c’est l’idéal pour m’entraîner."

Nathan effectue son cycle préparatoire en trois ans grâce à un aménagement proposé par l’école. Il a ainsi pu choisir des TD exclusivement le matin, afin de libérer ses après-midis pour l’entraînement et les compétitions. "C’est un vrai confort, même si je suis parfois obligé de manquer des cours. Depuis septembre, je n’ai passé que quelques semaines sur le campus !"

Et pour cause : son année a été rythmée par des déplacements aux quatre coins du monde – championnats à Tarifa en Espagne, au Danemark, au Brésil, en Afrique du Sud, et même… au Barcarès, pour une touche plus locale ! Il y a récemment décroché une belle 17e place mondiale.

Nathan ne pratique pas le Kite Race (discipline olympique), mais le Big Air, plus spectaculaire et technique. "J’ai commencé à faire des figures vers 10 ans, après m’être essayé au skateboard. J’ai toujours été un peu casse-cou !" Aujourd’hui, il s’entraîne principalement seul et complète avec des séances de musculation.

S’il rêve de vivre un jour de son sport - car actuellement il "concourt à perte !" -, Nathan garde les pieds sur terre. Il envisage de s’orienter vers la spécialité Microélectronique et Automatique, attiré par la robotique, ou peut-être Matériaux ou Mécanique et Interactions pour concevoir… les kitesurfs de demain. "Mon sport m'apporte beaucoup pour ma future vie pro : la rigueur, la capacité à communiquer, à gérer les relations avec les sponsors, et surtout l’adaptation – car avec la météo, rien n’est jamais sûr."

Récemment 12e à la première étape du championnat du monde de Big Air au Brésil, Nathan est déjà en route vers les prochaines étapes : le très attendu Red Bull Big Air en Espagne, suivi d’un été d’entraînement aux Canaries. Les compétitions reprendront à partir de septembre (Brésil, Danemark, Italie, etc.). À suivre…

Vous voulez suivre le parcours de Nathan ?

Prix Max Mousseron : un élève de MI lauréat

Nous sommes fiers de partager la belle réussite de Romain Gayraud, élève-ingénieur en Mécanique et Interactions (MI), qui a reçu le 2e prix dans la catégorie "Recherche fondamentale" à l’occasion de la 40e édition du prix Max Mousseron (ex- IESF/Codige) , pour la qualité exceptionnelle de son rapport de stage de fin d’études.

Romain Gayraud a été récompensé, en présence de Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier, Jean-Michel Marin, directeur de la Faculté des Sciences, Pascal Dumy, directeur de l'Ecole de Chimie, Daniel Guillermin, président de l'IESF-OM et Lionel Torres, directeur de Polytech Montpellier, pour son travail intitulé "Mise en œuvre et Analyse du Modèle de Croissance et de Remodelage (G&R) dans les problèmes biomécaniques relatifs à la santé de l'aorte".

C’est au sein du LMGC (Laboratoire de Mécanique et Génie Civil), l’un des laboratoires associés de l’école, qu'il a pu réaliser un stage de 5A d’une grande richesse scientifique. Il y a été encadré par David Li (Yale University), Yann Monerie (responsable du département MI / LMGC) et Cristina Cavinato (Chaire de Professeur Junior Polytech / LMGC), chercheuse reconnue à l’international pour ses travaux sur une pathologie rare, en lien avec les enjeux personnels de l’étudiant.

Ce lien privilégié entre l’étudiant et la recherche de haut niveau s’est transformé en un véritable projet de vie : Romain poursuivra en doctorat grâce à une bourse Handiversité attribuée par l’Université de Montpellier.

Un parcours exemplaire, qui illustre combien l’attention portée à l’inclusion et la synergie entre formation et recherche peuvent ouvrir des perspectives inédites.

Bravo Romain !

Ecouter le reportage de Radio Aviva

Le défi CoHoMa encore une fois relevé par nos élèves

Une mission, des drones, et une ambition : préparer l’Armée de terre du futur. C’est le défi relevé par une équipe d’élèves-ingénieurs du département MEA (Microélectronique et Automatique) dans le cadre du projet CoHoMa – pour COllaboration HOmme-MAchine –, un challenge technologique initié par l’Armée de terre, qui vise à imaginer les futurs systèmes de robotisation de l’armée.

Accompagnés par leurs enseignants Eric Dubreuil, Arnaud Vena et Michel Facerias, les étudiants devaient concevoir et développer des solutions innovantes, pour améliorer la coopération entre soldats et machines autonomes lors de missions militaires.

Ces drones aériens et terrestres intègrent des technologies avancées : traitement d’image, transmission radio de données, automatisation de commandes… Le tout est développé dans un framework ROS2 en Python, des standards dans le domaine de la robotique.

Mais les étudiants ne se sont pas arrêtés pas là. "Nous avons travaillé à intégrer de nouvelles technologies prometteuses, comme l’intelligence artificielle pour le traitement d’images, l’optimisation du code, ou encore la conception d’interfaces plus efficaces", témoignent-ils avec enthousiasme.

Au mois de mai, ils ont passé trois jours en immersion sur le camp de Beynes pour faire la démonstration réaliste de leurs drones et se confronter aux autres équipes. Pour cette troisième édition, 10 équipes participaient à CoHoMa3, constituées de 21 entreprises, 7 écoles d'ingénieurs, 3 laboratoires et 1 association.

Dans les innovations proposées cette année par Polytech Montpellier : une application dans un casque à Réalité Virtuelle, permettant aux opérateurs de se projeter dans le terrain modélisé en 3D, et voir en temps réel la situation de la mission. Ce projet leur a permis également d’acquérir des compétences solides en gestion de projet, en travail collaboratif et en adaptation à des enjeux complexes. Bravo à Antonin, Juan, Hugo, Jean et Manuel pour leur implication collective dans ce projet ambitieux.

Une belle illustration de la pédagogie par projet chère à Polytech Montpellier, qui met un point d’honneur à former des ingénieurs agiles, engagés et conscients des enjeux contemporains.

Ingénierie et beach-volley : entre deux passions, pas de compromis

Actuellement en PeiP2, Leonardo Koeppen mène également de front une carrière sportive de haut niveau en beach-volley. Entre les terrains de La Rauze et du Palais des Sports de Castelnau-le-Lez, il s'entraîne intensément pour briller aussi bien dans l’équipe universitaire, que sous les couleurs de l’équipe nationale espagnole, une opportunité rendue possible par sa double culture, sa mère résidant aux Canaries.

Si le passage du volley en salle au beach-volley peut sembler déroutant, Leonardo assure que l’adaptation se fait naturellement. "Il faut prendre en compte de nouveaux paramètres : le vent, le soleil, un terrain plus petit, un ballon différent et bien sûr, le sable… Mais au final, c’est juste une question d’habitude", explique-t-il avec le sourire.

Leonardo sait que son avenir passe aussi par les études. Passionné par la mécanique et les moteurs, il envisage de poursuivre sa formation à Polytech Montpellier en intégrant la spécialité MI (Mécanique et interactions) ou MEA (Microélectronique et Automatique).

Concilier un emploi du temps universitaire exigeant avec des entraînements intensifs, c’est ce que permettent les dispositifs d’accompagnement pour les sportifs de haut niveau : "C’est indispensable, surtout dans un sport collectif où les contraintes d'entraînement et de matchs sont importantes. En période de tournoi, on peut avoir jusqu’à trois matchs par semaine, c’est physique !", raconte-t-il. Il bénéficie notamment de cours de soutien et du tutorat avant les examens, un véritable atout pour maintenir un bon niveau.
Si le rythme est intense, Leonardo reconnaît que le sport collectif lui apporte énormément. "Cela m’apprend la discipline, la gestion du stress et le travail d’équipe, des compétences essentielles, que ce soit sur le sable ou dans le monde professionnel." L’été prochain, il participera aux championnats d’Espagne, où une bourse est en jeu : une motivation supplémentaire pour se challenger !

Malgré tout, il reste fermement attaché à ses études. "Je donnerai toujours la priorité à mes cours", assure-t-il avec conviction. "Mais il n’y a rien d’impossible, il suffit de savoir jongler entre les entraînements et les cours."