Compte à rebours pour le lancement du spatial de pointe à Polytech Montpellier et à l’IUT de Nîmes

Un nouveau diplôme d'établissement (DE) de l’Université de Montpellier sur le Développement des Systèmes Spatiaux verra le jour à la rentrée 2020. Ce diplôme, soutenu par l’I-Site MUSE, est porté par Polytech Montpellier (école d'ingénieur de l'Université de Montpellier), en partenariat avec l'IUT de Nîmes, le Centre Spatial Universitaire de Montpellier et le service de formation continue de l’Université de Montpellier.

Une formation de haut-niveau


Cette formation d'un an (Bac+6) s'adresse à des ingénieurs ou titulaires d'un Master dans les domaines de l'électronique, de l'informatique, des matériaux, de la mécanique, etc., qui souhaitent élargir leurs compétences vers des métiers associés aux aspects systèmes, qualité et gestion de projets spécifiques dans le spatial.

Une quinzaine d’étudiants sont attendus pour la première promotion en octobre 2020. Cette formation, portée par Polytech Montpellier et l'IUT de Nîmes s’adresse aussi bien à des ingénieur.e.s aéronautiques déjà en poste (en formation continue diplômante) qu’à des ingénieur.e.s généralistes ou des diplômé.e.s de Mater 2.

Elle a pour but de répondre aux besoins des entreprises du secteur spatial (bien moins touché que l’aéronautique par la crise du COVID-19) et peut ouvrir une voie de reconversion dans un secteur de pointe pour des salariés en recherche de formation continue en cette période difficile. C’est la Fondation Van Allen (FVA), fondation partenariale de l’Université de Montpellier (UM), qui en a fait le constat. Elle accompagne stratégiquement et financièrement le Centre Spatial Universitaire de Montpellier (CSUM), plateforme technologique de de l’Université de Montpellier, qui développe des nanosatellites depuis 2012.

Le diplôme DSS a vocation à couvrir l’ensemble du cycle de développement, depuis la définition système, à la conception, à l’assemblage, l’intégration, jusqu’aux tests environnement simulés du satellite. La formation aura la particularité de faire intervenir des industriels partenaires ainsi que des ingénieur.e.s seniors du CSU dans les enseignements et d’offrir les installations du CSUM pour exercer toute la partie pratique.


De nouveaux métiers en vue


Tout en conservant leur spécialité d’origine, les diplômé.e.s pourront s’adapter au domaine du spatial ou accéder à des métiers plus spécifiques comme ingénieur.e système, ingénieur.e AIT (Assemblage / Intégration / Tests) ou encore, travailler dans l’Assurance Produit et la gestion de projet avec une vision globale. Le vivier d’emplois se trouve, par exemple, au sein de l’Agence spatiale européenne (ESA) ou l’Agence française de l’espace (CNES) et chez les grands industriels et leurs nombreux sous-traitants. Les diplômé.e.s de ce DE pourront également prétendre à de nouveaux métiers, liés à l’évolution de l’industrie spatiale et au New Space dont Elon Musk et son entreprise Space X sont les figures de proue.

« L'espace est de plus en plus accessible et attractif, confirme Laurent Dusseau, directeur du CSUM et de la FVA. Aujourd’hui, on crée des constellations de centaines « petits » satellites de quelques centaines de kilos à côté des satellites géostationnaires de plusieurs tonnes et des missions d’exploration scientifiques toujours plus complexes. On a donc besoin de nouvelles compétences ! »

Autre problématique actuelle : l’espace durable et en particulier la limitation des débris spatiaux qui implique la sortie en fin de vie des zones dites protégées, comme l’orbite basse, par exemple. « A la frontière du cadre juridique et de la technique émergent de nouveaux métiers liés à la loi relative aux opérations spatiales. Toutes les solutions comme le choix judicieux des matériaux et la propulsion électrique par exemple, sont évaluées sur nos nanosatellites. Ce sont ces nouvelles connaissances que nous souhaitons aujourd’hui transmettre », conclut Laurent Dusseau.

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